Chiffres 2017 sur les besoins en eau d’un gazon pour la période Juin-Août dans le Gard.

Je viens de récupérer les chiffres relatifs au climat pour le Gard (station météo de Nîmes), ils parlent d’eux même !
Cette année entre juin et août il y a eu un total de 38,8 mm de précipitations (31 mm en juin, 4 mm en juillet et 3,8 mm en août). De plus nous avons bénéficié de 987 heures d’ensoleillement soit 10,7 heures de soleil quotidien. Les précipitations sont en recul de 49% depuis le mois d’avril par rapport à la moyenne établie ces 15 dernières années pour la même période.
Je vous passerez les méthodes, mais pour calculer le déficit en eau nous avons besoin de savoir ce qui est consommé par la plante, et les pertes dues à l’évaporation, c’est ce que l’on appelle l’évapotranspiration (ETP). Or si l’on se base sur les données recueillies par la BRL, cette consommation serait de 610 mm pour la période juin-août 2017 (toujours donnée pour 1 m² de gazon). Chaque plante de par sa nature et sa profondeur d’enracinement consomme plus ou moins d’eau, on applique à cet ETP un coefficient cultural en fonction justement du type de plante considérée.
Ainsi pour les gazons dit “méditerranéens”, “spécial sécheresse”, souvent composés de fétuques élevées et de pâturins des près, le déficit hydrique (ETP - pluviométrie) serait de 450 mm, ce qui correspond dans le cadre d’un arrosage parfait (sans stress hydrique pour la plante) à une dose de 4,89 l/m²/jour.
A cet effet, je laisse à chacun faire ses calculs, mais, en mon sens ce type de plantation est une aberration écologique dans le cadre du développement durable pour notre région. De même je pense que tout professionnel devrait aborder avec son client le coût réel et les conséquences qu’engendre l’implantation d’un gazon (eau et opérations d’entretien).
Pourtant des solutions existent ! Certes il n’y a pas de miracle, comme toutes plantes les “alternatives au gazon” ont besoin d’eau mais dans des proportions beaucoup moins importantes. Je vous invite à les découvrir ici.

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